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COMMUNIQUE DE PRESSE du 9 février 2006

Lettre ouverte au groupe SNCB : augmentation des tarifs du 1er février 2006

Ce mercredi 1er février, la SNCB a adapté ses tarifs. La hausse survenue est largement supérieure à l’indice santé mais reste conforme aux dispositions prévues par le contrat de gestion : la SNCB est en effet en droit d’appliquer une augmentation supplémentaire en cas de régularité des trains. En matière de ponctualité, la réalité de la SNCB (qui affiche pour 2005 le chiffre de 94,8% des trains à l’heure) n’est malheureusement pas celle des voyageurs qui acceptent dès lors très mal de débourser davantage pour leur titre de transport. Il faut en effet savoir que : - en 2005, quelques retards particulièrement sévères ont fortement marqués les voyageurs. Notamment la paralysie de la ligne 124 en pleines heures de pointe le 17 novembre et l’attente de presque neuf heures sur la ligne 162 dans la nuit du 30 au 31 décembre ; - les chiffres de ponctualité pour 2005 sont inférieurs à ceux enregistrés en 2004 ; - un train arrivant 5 minutes en retard est considéré comme étant à l’heure, or un retard de 5 minutes peut compromettre certaines correspondances. Le problème se ressent d’autant plus qu’afin de respecter la norme de ponctualité, les correspondances n’attendent que rarement en cas de retard ; - les retards ne sont pas pondérés en fonction du nombre de voyageurs ayant subi un préjudice : un train bondé en heure de pointe est comptabilisé de la manière qu’un train presque vide en heure creuse. Cette situation est aggravée par le fait que les convois circulant en heures de pointe sont généralement moins ponctuels. - les trains supprimés ne sont purement et simplement pas comptabilisés dans les retards ; - les retards sont uniquement mesurés à l’arrivée alors que les voyageurs débarquant dans les gares intermédiaires peuvent subir un préjudice important ; - le groupe SNCB établit lui-même ses statistiques de ponctualité : il est donc à la fois juge et partie et il semble que certains trains soient systématiquement exclus des comptages. - les bons résultats enregistrés sont dopés par une détente excessive de certains horaires. Au niveau de la ponctualité, les voyageurs ne perçoivent donc pas l’amélioration de la qualité du service. C’est également vrai en ce qui concerne l’accueil et le matériel : les fermetures de guichets se multiplient et les voitures rénovées à grands frais n’offrent pas le confort souhaité (airco, annonceurs, …). Dans de telles conditions, les usagers sont en droit de douter du bien-fondé d’une augmentation de tarifs. Le silence du contrat de gestion à propos de l’augmentation de certains titres de transport est également regrettable. Le billet senior passe de 3€ à 4€ et augmente ainsi de plus de 30%. Quant à la Key Card, elle voit ses conditions d’utilisation restreinte et son prix augmenté de 20%. Les petits trajets sont donc fortement pénalisés à une époque où l’on parle pourtant de plus en plus de la nécessité d’un RER. L’un des buts principal de la SNCB est d’attirer vers le rail les adeptes de la voiture. Les nouveaux tarifs, combinés au confort insuffisant de certains matériels, ne contribuent certainement pas à la réalisation de cet objectif. Le coût marginal d’une voiture diesel de taille moyenne est de 0,08€/km. A partir de deux personnes à bord, vous circulez donc à un tarif largement inférieur à celui d’une carte train (0,05€/km environ) et ce, sans les contraintes imposées par l’utilisation des transports publics. Heureusement, la gratuité des transports pour les fonctionnaires a permis de gonfler les chiffres de fréquentation enregistrés par la SNCB. Il convient enfin de remettre en question l’affirmation du groupe SNCB selon laquelle les prix pratiqués sur les réseaux ferroviaires voisins sont plus élevés : - la comparaison est basée sur le prix d’un billet normal en seconde classe pour 30 km : pour être révélatrice, elle devrait tenir compte des différents titres de transports et être appliquée sur des distances plus longues, certains opérateurs européens pratiquant un tarif dégressif ; - le pouvoir d’achat d’un Belge est inférieur à celui d’un Allemand, d’un Hollandais, d’un Autrichien, d’un Danois ou d’un Suisse : il est dès lors normal que l’usager belge paie son billet moins cher. Nous espérons que ces remarques permettront au groupe SNCB de mieux adapter sa politique tarifaire aux attentes de la clientèle.

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