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COMMUNIQUE DE PRESSE du 11 avril 2004

Fréquentation des gares wallonnes

Lors de la présentation des comptes, le patron de la SNCB a évoqué les informations révélées par la DH sur la chute de fréquentation des gares wallonnes. Comme réaction à cette situation, Karel Vinck propose de « faire des efforts en termes de promotion et de services » L’ACTP propose les pistes suivantes : Il est bien connu que la qualité de la desserte (fréquence et correspondances), la vitesse commerciale et le confort sont des facteurs d’attractivité. A propos de desserte, on doit remarquer que plusieurs lignes wallonnes dont les trois lignes à « qualité totale » ne jouissent pas d’une desserte horaire, ce qui n’est pas le cas en Flandre. Quant à l’étendue de la desserte, on peut déplorer que les habitants des banlieues ne peuvent quitter les grands centres wallons après 23 heures, après 22 heures même, dans certain cas (pas de train L de Liège vers Waremme après 21h46 !) La vitesse commerciale dépend, entre autres facteurs, de la vitesse admissible, des procédures, du matériel, de la tenue de la vitesse (au plus proche de la vitesse de référence). Or, il faut bien admettre que l’état de nombreuses lignes wallonnes ne permet pas de pratiquer les vitesses que l’on est en droit d’attendre en ce 21ème siècle. Sur de nombreuses lignes, elle est encore telle qu’elle était il y a 50, voire 100 ans, limitée à 90km/h. Sur certaines, elle a même diminué. Les temps de parcours entre Bruxelles et Luxembourg n’ont pas évolué, malgré l’introduction de matériel plus récent, et cela en raison de la dégradation de l’infrastructure. Certains tronçons de la dorsale wallonne et de la ligne internationale Bruxelles-Luxembourg ne sont parcourables qu’à 100km/h (et ce même par le TGV wallon), voire 90km/h. Quant à l’itinéraire (international) Liège-Luxembourg, la vitesse y est limitée à 90km/h , ce qui met Liège à 2h37 de Luxembourg par le rail, contre …1h20 par la route ! La desserte des zones suburbaines par les liaisons L à courtes distances n’assure pas correctement l’accès au rail dans bon nombre de localités. C’est ainsi des gares de la proche banlieue de Charleroi ne sont pas desservies pendant quatre heures, à certain moment de la journée. Parmi ces gares, ils s’en trouvent qui ne disposent pas d’autre moyen de transport en commun, étant inaccessibles aux bus (ligne 132). Le sud-est luxembourgeois, zone à densité de population relativement élevée et qui connaît quotidiennement une importante migration de travailleurs vers le Grand Duché a vu sa desserte ferroviaire purement et simplement supprimée. Quant au matériel, l’ACTP déplore que la SNCB ait acquis et mis en service des autorails (et d’autres matériels) dont l’accessibilité est malaisée, rebutante même pour les aînés. Or l’accessibilité influe doublement sur l’attractivité : c’est un facteur de confort qui contribue aussi à augmenter la vitesse commerciale, en réduisant les temps d’embarquement. Les matériels que l’on trouve sur les réseaux voisins offrent plancher bas, portes automatiques, accélérations plus vives, ce qui réduit les temps d’immobilisation en gare. Les procédures de la SNCB sont obsolètes. Les réseaux étrangers ne connaissent pas d’IOT et pratiquent l’arrêt à la demande, ce qui permet des gains de temps et réduit l’usure du matériel et la consommation d’énergie. Il est évident qu’il y a, en Belgique, une SNCB à deux vitesses. Les dessertes sont plus fines, les vitesses plus élevées et les matériels récents plus répandus en Flandre qu’en Wallonie. On peut donc comprendre que, dans ces conditions, le rail wallon connaisse une désaffection. Nous avons fait part de nos revendications à Monsieur Vinck dès son entrée en fonction, très précisément dans les locaux de la RTBF, lors de sa première participation à l’émission « faire le point ». Espérons qu’elles feront l’objet de ses réflexions.

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